au moins trois morts dans une frappe russe sur la ville de Kharkiv


L’ESSENTIEL

Au moins trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans une frappe russe mercredi en pleine journée sur Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, située dans le nord-est, a annoncé un responsable régional de la police. “Trois morts, cinq blessés et un incendie d’envergure : les Russes ont à nouveau frappé Kharkiv” autour de 13 heures, heure locale (11 heures GMT), a déclaré sur Facebook Serguiï Bolvinov, le chef du département chargé des enquêtes de la police dans cette région, avertissant que le bilan risquait de s’alourdir.

Les principales informations :

  • Au moins trois morts dans une frappe russe sur la ville de Kharkiv
  • Deux civils tués dans des bombardements “massifs” en Russie, près de la frontière ukrainienne
  • La Russie menace l’UE de “poursuites sur des décennies” en cas d’utilisation de ses avoirs gelés

Des personnes prises au piège dans les décombres

Une “dizaine de personnes pourraient être piégées dans les décombres”, a de son côté ajouté le gouverneur régional Oleg Synegoubov à la télévision. “Selon les premières estimations, il s’agissait d’un missile de croisière”, a-t-il relevé. Un corps a pu être dégagé et deux autres dépouilles restaient bloquées sous les débris, a encore dit le gouverneur selon lequel deux blessés se trouvent dans un état grave.

La frappe à touché un site industriel qui abritait “une imprimerie”, une installation de production de meubles et de peinture, a ajouté Serguiï Bolvinov. “Les opérations de secours se poursuivent” et les pompiers essaient de maîtriser l’incendie, a-t-il raconté. Selon les services d’urgence, le feu s’est propagé sur “plus de 2.000 mètres carrés”. Située à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec la Russie, Kharkiv, qui comptait environ 1,5 million d’habitants avant l’invasion russe il y a deux ans, est régulièrement bombardée par l’armée russe.

Deux civils tués dans des bombardements “massifs” en Russie, près de la frontière ukrainienne

Deux civils ont été tués mercredi dans des bombardements “massifs” sur une zone frontalière de l’Ukraine, dans la région russe de Belgorod, a affirmé le gouverneur local, qui avait déjà annoncé un premier décès plus tôt dans la journée.

“Depuis tôt ce matin, le district de Graïvoron est soumis à des bombardements massifs” qui ont tué deux civils et en ont blessé deux autres, a déclaré Viatcheslav Gladkov, citant le nom d’un village frontalier visé par des attaques aériennes et des incursions de groupes armés venus d’Ukraine.

La Russie menace l’UE de “poursuites sur des décennies” en cas d’utilisation de ses avoirs gelés

La Russie a menacé mercredi l’Union européenne de lui intenter des poursuites judiciaires “sur des décennies” en cas d’utilisation des revenus de ses avoirs gelés au profit de l’Ukraine, ce qui s’apparenterait selon Moscou à un “vol”. L’UE doit présenter mercredi un plan visant à saisir ces revenus afin de financer l’achat d’armes en faveur de Kiev, qui devra être discuté pendant un sommet des Vingt-Sept jeudi et vendredi.

“Les Européens doivent être bien conscients des dégâts que de telles décisions pourront causer à leur économie, leur image, leur réputation de garants fiables de l’inviolabilité de la propriété”, a averti devant la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. “Les personnes, les Etats, qui seront impliqués dans la prise de telles décisions, deviendront naturellement l’objet de poursuites pendant de nombreuses décennies”, a-t-il ajouté.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a dénoncé une initiative qui s’apparente à du “banditisme” et du “vol”. “Ces actions constituent une violation flagrante et sans précédent des normes internationales fondamentales”, a-t-elle affirmé, promettant une réplique de Moscou. Selon le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, les avoirs russes gelés dans l’UE atteignent un montant de 200 milliards d’euros et permettraient de dégager “trois milliards d’euros par an” pour le financement d’achats d’armes pour l’Ukraine.

La proposition prévoit que 90% des revenus saisis seront destinés à la Facilité européenne pour la paix (FEP), qui finance des achats d’armes. Les 10% restants seront versés au budget de l’UE pour “renforcer les capacités de l’industrie de défense ukrainienne.



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