on a vu le nouveau film de Luc Besson à Deauville 2023

“DogMan” était présenté en avant-première au Festival du cinéma américain de Deauville. L’occasion de découvrir le nouveau film de Luc Besson après quatre ans d’absence.

Luc Besson de retour

Quatre ans après Anna (2019), DogMan, le nouveau film de Luc Besson, allait forcément faire parler. D’une part en raison de la durée qui sépare les deux dernières œuvres de l’un des cinéastes français les plus connus – une des plus longues avec les six ans entre Jeanne d’Arc (1999) et Angel-A (2005). D’autre part à cause du contexte qui entoure cette longue absence des salles de cinéma.

En 2018, le réalisateur a fait l’objet d’une plainte pour viol et agression sexuelle par l’actrice Sand Van Roy. Une affaire classée dans un premier temps sans suite, avant qu’une nouvelle plainte ne soit déposée en 2019. Un non-lieu a été prononcé en 2021 en faveur de Luc Besson. Puis, après un appel en 2022 qui a confirmé l’ordonnance de non-lieu, en 2023 la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français a écarté définitivement ce pourvoi et les accusations de viol.

Luc Besson ne s’était pas exprimé durant ces années. Du moins jusqu’à ce qu’approchent les premières projections de DogMan. D’abord à la Mostra de Venise, puis le 2 septembre au Festival du cinéma américain de Deauville (en sa présence, où il a été chaleureusement accueilli par le public). Le réalisateur a alors mis en avant les décisions de justice en sa faveur et sa volonté de clore cette affaire. À partir de cela, chacun pourra décider d’accepter ou non le retour du cinéaste.

DogMan, lourd mais intrigant

Reste alors à juger le film. Dans DogMan, un homme prénommé Doug (Caleb Landry Jones), maltraité durant son enfance, grandit en s’éloignant de ses congénères et en se rapprochant des chiens. Des chiens par dizaines qui lui portent un amour inconditionnel et qui lui obéissent au doigt et à l’œil. Cette connexion prend même une tournure surréaliste, sorte de super-pouvoir qui permet à Doug d’ordonner des attaques ou d’organiser des cambriolages avec sa bande.

Caleb Landry Jones - DogMan ©EuropaCorp
Caleb Landry Jones – DogMan ©EuropaCorp

Sur le papier, DogMan est d’une absurdité indéniable. Même si Luc Besson n’a jamais été connu pour sa finesse, le sérieux avec lequel il aborde son sujet rend le film parfois risible, à la limite du ridicule. Il n’y a qu’à voir l’utilisation du prénom Doug proche de dog (chien), ou l’inscription god (Dieu) lu à l’envers par le héros pour faire à nouveau dog. Sans oublier la citation de Lamartine qui ouvre le film.

Cependant, il y a dans l’approche du réalisateur quelque chose d’assez intriguant, voire fascinant. Avec DogMan, Luc Besson se veut plus sombre, moins exubérant dans son style visuel et plus direct (le final touche tend d’ailleurs vers l’horreur). Difficile presque de retrouver sa patte ou le moindre de ses gimmicks visuels.

De plus, la représentation de son personnage est à mettre en comparaison avec deux de ses héroïnes. Mathilda dans Léon (1994), et Jeanne D’Arc dans le film éponyme (voire également Nikita dans une autre mesure). Deux personnages féminins qui partagent avec Doug une enfance désastreuse, faite de violences et d’abus.

Le plus sombre des personnages de Besson

Par le traitement presque ludique de Léon et ses touches d’humour, on oublie parfois à quel point Mathilda est une victime vouée à finir en marge de la société. Une ado qui fume, qui encaisse les coups de son père et les insultes de sa sœur, et qui a comme unique modèle féminin une belle-mère sexualisée au possible. Et après avoir perdu sa famille, ce n’est pas en apprenant à tuer des gens pour se venger que sa reconstruction pourra se faire.

Il en va de même avec Jeanne D’Arc, dont Luc Besson ne cache pas la folie dans son film porté par Milla Jovovich. Une folie meurtrière d’une jeune femme confrontée à l’horreur des hommes et désireuse, elle aussi, de se venger en massacrant les Anglais. La part intéressante de Luc Besson est, qu’au fond, il ne juge pas ces personnages. Il les rend souvent attachants, mais sans jamais cacher ces troubles qui les entourent et les détruisent.

Caleb Landry Jones - DogMan ©EuropaCorp
Caleb Landry Jones – DogMan ©EuropaCorp

Avec DogMan, l’instabilité de Doug est plus frontale par cette épuration du style de Besson. Le réalisateur montre la violence de manière crue, toujours sans subtilité. Il adapte également son rythme. DogMan est étonnamment lent sans être forcément ennuyeux, et à mille lieux de l’énergie qui se dégage de la première moitié de la filmographie de l’auteur français. En atteste une fusillade finale assez désincarnée.

À cela s’ajoute la composition d’Eric Serra, peu inspirée et inspirante, mais à la manière de ce parti-pris étonnant de la mise en scène et du montage de Luc Besson. Nul doute que chez d’autres réalisateurs cela aurait été considéré simplement comme un défaut. Chez Besson, cela devient une étrangeté pertinente et perturbante.

Caleb Landy Jones impressionne

Le réalisateur est d’un profond sérieux, loin du ton qu’on lui connaît. Ce qui devient encore une fois un défaut et une qualité pour DogMan. Avec le personnage de Doug, Luc Besson ne cache en rien sa folie tout en pointant la responsabilité du monde adulte. Son rejet de l’humanité, à ce stade de sa carrière, interroge. Car même si dans Le Cinquième Élément (1997) Leeloo était effarée devant les guerres commises par l’Homme, elle reprenait espoir grâce à l’amour.

Doug n’a lui que l’amour de ses chiens. Il est alors un personnage bien moins agréable que Mathilda, mais capable de déchaîner la même rage que Jeanne D’Arc tout en dégageant un magnétisme étonnant grâce à l’interprétation habitée de Caleb Landry Jones.

Caleb Landry Jones - DogMan ©EuropaCorp
Caleb Landry Jones – DogMan ©EuropaCorp

Il n’est également peut-être pas si anodin que ce héros masculin se travestisse et trouve une part d’humanité uniquement au sein d’un bar de drag queen. Une représentation queer que Luc Besson réussit bien, avec même une séquence émouvante où Caleb Landry Jones devient une incarnation bluffante d’Edith Piaf.

L’acteur convainc, même dans son exubérance, en partie parce que son personnage est en totale conscience de ce qu’il est, et est capable de remise en question. Ou du moins, d’acceptation de ses torts (et son destin) lors de ses discussions avec une psychiatre à qui il dévoile tout son récit (sur le même principe que Domino de Tony Scott).

Au final, en dépit de ses défauts, DogMan demeure complexe à aborder et à recevoir dès lors qu’il est remis en perspective du travail de Luc Besson. Le réalisateur est loin d’être à son meilleur (le peut-il encore depuis la fin des années 1990 ?), mais il a déjà proposé bien pire (Anna, Lucy). Et il est probable que si un autre réalisateur avait officié derrière la caméra, le long-métrage aurait provoqué moins de réactions, positives comme négatives.

DogMan sortira dans les salles le 27 septembre 2023. Ci-dessus la bande-annonce.

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