The Voice – Noah, 22 ans, recalé 7 fois du casting : «Je n’aurais jamais cessé d’essayer, même à 40 ans»



Solène Delinger / Crédits photo : Etienne Jeanneret / Bureau ITV

INTERVIEW

Il n’a jamais baissé les bras… Noah Gaillard travaille sans relâche depuis des années pour passer les auditions à l’aveugle de The Voice. Un véritable parcours du combattant qui ne l’a jamais mis K.O. Recalé sept fois du casting, Noah a persévéré et ses efforts ont payé. A 22 ans, l’étudiant en physique/chimie originaire de Bretagne s’est enfin présenté devant les coachs ce samedi soir, les larmes aux yeux et la rage au ventre. Son interprétation de Peurs de Slimane a ému les coachs, qui ont tout de suite senti l’urgence dans sa voix, sa volonté de réussir à tout prix. “Il a tout sorti”, a justement analysé Zazie, touchée en plein coeur par la prestation de Noah, qui a finalement choisi de partir dans l’équipe de Vianney. Comment a-t-il vécu cette soirée qu’il attendait depuis si longtemps ? Interview. 

Qu’avez-vous ressenti pendant les auditions à l’aveugle ?

J’attends ce moment depuis sept ans. Dans les coulisses, j’étais très stressé. J’avais besoin de calme avant de passer devant les coachs et ce n’était pas évident car certains talents chantent avant de monter sur scène. Toutes mes angoisses sont parties quand on m’a appelé. J’avais un trop plein d’émotions. Il fallait absolument que je passe. J’avais la rage d’y aller, et j’avais envie de pleurer avant même de chanter. Ce moment était tellement important pour moi. 

Vous avez été recalé sept fois du casting de The Voice mais vous n’avez jamais abandonné… D’où vient cette force ?

En faisant des calculs, j’ai passé un tiers de ma vie à essayer de participer à l’émission (Rires). Je n’ai jamais baissé les bras parce que j’ai promis à quelqu’un de proche, qui est décédé depuis, que je le ferais. Même s’il avait encore fallu réessayer, à 30 ans, à 40 ans, je l’aurais fait. Je suis un énorme forceur (Rires). The Voice, c’est mon apogée.

Pourquoi cette obsession autour de cette émission ?

Pour moi, les auditions à l’aveugle, c’est mythique, c’est légendaire. J’avais besoin d’y arriver pour me dire que j’étais légitime et que je pouvais faire de la musique professionnellement. 

Pourquoi avoir choisi de chanter Peurs de Slimane ?

L’équipe de The Voice m’a donné une liste avec cette chanson de Slimane que je ne connaissais pas. Quand j’ai lu les paroles, j’ai eu un déclic. C’était une évidence de prendre ce morceau car j’y reconnais énormément d’aspects de ma vie, l’importance de mon petit frère, de ma famille, ce parcours jusqu’à The Voice

 

Quel message souhaitiez-vous faire passer ?

Je voulais montrer aux gens à quel point c’est compliqué d’arriver jusque-là. Il ne suffit pas d’envoyer une vidéo. The Voice, c’est un parcours du combattant. C’est une folie ! Quand on passe aux auditions, on fait partie des 100 sélectionnés sur 60.000. J’y suis arrivé mais c’était dur. 

Les quatre coachs se sont retournés… Vous vous y attendiez ?

Pas du tout ! J’ai survolé mon rêve. J’étais totalement décontenancé. Après la prestation, j’ai fondu en larmes, j’ai tout lâché. Mes parents et mon petit frère étaient là, j’étais tellement fier. 

Vous avez choisi Vianney comme coach. C’était une évidence ?

Il y a eu des signes du destin. Avant de monter sur scène, on m’a dit que je ne pourrais pas utiliser ma propre guitare car elle n’était pas compatible. On m’a donné une guitare signature Vianney. Et puis Vianney a été le tout premier à se retourner et il m’a pris dans ses bras après ma prestation. Au moment du câlin, c’était plié (Rires) ! 

Comment se passent les coachings ?

Tout se passe très bien. On n’a pas beaucoup de temps avec lui, ce que je comprends. Mais ce n’est pas grave car il analyse tout très vite. C’est un artiste absolument génial.



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